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Transcriptions L/L Research

A PROPOS DU CONTENU DE LA TRANSCRIPTION QUI SUIT: Cette transmission reçue en télépathie est extraite des transcriptions de réunions hebdomadaires d’étude et de méditation tenues à Rock Creek Research & Development Laboratories et L/L Research. Elle vous est offerte dans l’espoir qu’elle vous sera utile. A l’instar des entités de la Confédération qui insistent toujours sur ce point, nous vous invitons à faire appel à votre discernement et à votre jugement pour évaluer son contenu. Si vous percevez de la vérité, tant mieux. Si vous ne vous sentez pas sur la même longueur d’onde, laissez de côté; car ni nous, ni ceux de la Confédération ne souhaitent mettre des obstacles en travers de votre chemin.

CAVEAT: La présente transcription a été vérifiée mais peut encore demander des corrections. Si vous constatez des erreurs, n’hésitez pas à nous en faire part, nous nous ferons un plaisir de les corriger. (Traduction française: Micheline Deschreider)

Méditation du samedi

24 mai 2008

Question du groupe: (Lue par G). La question que nous citons est: « Il y a la phrase ‘l’emporter sur le soi’, qui est une autre manière de dire ‘connaître et accepter le soi’. Est-ce qu'il y a un processus tel que celui de l'appel? Est-ce que les portions du ‘soi’ qui désirent l'amour acquièrent une telle force que plus l'appel est insistant, plus le désir est insistant, le carré de la résistance à l’intérieur du ‘soi’ est dépassé? »

(Retransmission par Carla)

Nous sommes connus de vous comme étant le Principe de Q'uo. Salutations dans l'amour et dans la lumière du Créateur infini unique au service duquel nous venons vers vous aujourd'hui. Merci de nous appeler à votre cercle de recherche. C'est pour nous un honneur et un plaisir de vous répondre. Nous sommes heureux de partager nos humbles pensées avec vous. Cependant, comme toujours, nous vous demandons de faire appel à votre discernement dans le choix de nos pensées que vous souhaitez sélectionner et celles à laisser de côté pendant que vous suivez votre progression spirituelle. Si vous prenez la peine de faire usage de votre discrimination, alors nous nous sentirons bien plus libres de vous offrir nos pensées. Nous vous remercions de cette considération.

Vous questionnez aujourd'hui à propos du processus menant à vous connaître vous-mêmes et à vous accepter ou, comme l'a dit celui du nom de G, à vaincre le ‘soi’. Vous vous demandez si un processus de doublement a lieu de sorte que, à mesure que le processus se poursuit, l'énergie se renforce et le ‘soi’ est rassemblé de plus en plus rapidement dans l'amour et la lumière du Créateur infini unique.

Certes, mon frère, il y a de la vérité dans cette supposition. Cependant, ce n’est pas précisément comme quand on dit que plus on travaille, plus il y a effet de redoublement, que fonctionne le processus de rassemblement du ‘soi’ dans le cœur ouvert. Nous reviendrons sur cette idée car il y a, certes, un effet de doublement qui est à l’œuvre ici. Mais il s'agit de quelque chose de différent de ce qui est exprimé dans votre question.

Pour le moment, examinons le processus permettant de connaître le ‘soi’ et d'accepter le ‘soi’. Nous reconnaissons qu'il est impossible de connaître le ‘soi’ complètement. Le ‘soi’ n'est connu complètement qu'au point, dans l'octave de la Création, où la septième densité commence à se fondre dans l'intemporalité et où le mental/corps/esprit devient une totalité de mental/corps/esprit. Cette totalité de mental/corps/esprit offre ses mystérieuses et toujours mouvantes informations à elle-même en milieu de sixième densité, et permet à cette version de mi-sixième densité du ‘soi’ de devenir le ‘soi’ supérieur qui, ensuite, à son tour, offre à l'être incarné en troisième densité une source de bonnes informations et de guidance.

Le don du mental/corps/esprit fait par le ‘soi’ supérieur n'a cependant pas la nature d'une structure définie, finie, ni d'un cadre de contenu. Il est plein de mystère et de paradoxes, comme le sont toutes les entités, à cause du fait qu'elles sont à l'image du Créateur infini dont la nature est riche en mystères et en paradoxes. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas dire qu'il y a précisément un effet de doublement quand on apprend à se mieux connaître. Parce que ce travail-là n'est jamais terminé.

En fait, ceux qui parlent avec vous ce soir se sentent inadéquats devant la difficulté d'exprimer pleinement notre nature. Nous sommes cependant satisfaits de permettre à la question de la définition du ‘soi’ de s'intégrer à nos vibrations ou notre essence.

Ce que nous avons à suggérer c’est une discussion des cycles qui font inévitablement partie du chercheur en spiritualité, la dynamique entre ces cycles et l’essence centrale du ‘soi’ qui, manifestement, n’a pas rassemblé toutes ses pièces, mais qui est très importante pour le ‘soi’. C’est en fait la partie du ‘soi’ qui constitue le foyer.

Peut-être avez-vous remarqué qu’il y a des variations dans l’intérêt avec lequel vous recherchez l’amour et la lumière du Créateur unique. Parfois, il y a un sentiment évident et clair d’un désir absolu et résolu de connaître la vérité de la Création et d’entrer en intimité sacrée avec la présence du Créateur infini unique. A d’autres moments il serait possible de prononcer les mêmes mots, mais sans être capable de ressentir la même intensité de désir, parce que vous avez perdu votre point de focalisation.

Les cycles dont nous parlons sont multiples. Le premier est le cycle du débutant sur la voie, et puis de l’entité plus expérimentée sur le chemin. Ces cycles se déroulent d’une manière imprévisible et très lente, car on ne sait pas quand le premier élan d’excitation va faiblir, une fois que le chercheur s’est éveillé et s’est mis en route sur le chemin de son évolution spirituelle.

La première bouffée d’excitation et le merveilleux sentiment que vous possédez un trésor de grande valeur peut durer des années, peut durer des mois, ou peut durer des semaines. Inéluctablement, cependant, la lune de miel entre vous-même et les infinies possibilités de recherche du Créateur s’use et commence à n’être plus qu’un pâle reflet des idéaux qui vous ont à l’origine ému presque jusqu’aux larmes.

C’est comme si, parfois, votre corps énergétique se précipitait comme un torrent, et parfois comme si le lit du torrent était vide. Vous regardez principalement l’endroit où le torrent galopait et écumait. Mais en aval de l’endroit où coulait toute cette eau le sol est sec et craquelé, et vous vous trouvez dans une saison de sécheresse dans votre propre processus spirituel.

Le chercheur qui veut conquérir le ‘soi’ dispose d’une grande ressource pendant ces temps de sécheresse intérieure: c’est sa volonté. La volonté d’une entité qui sait qu’elle est puissante peut surmonter toute résistance provenant de l’intérieur du ‘soi’, et cette faculté de volonté est alimentée par la mémoire; la mémoire des périodes pendant lesquelles le ‘soi’ se sentait soulevé et où les choses étaient très claires.

Dans la vie de chaque chercheur il y a des moments où le Créateur est proche et où la connexion est douce, pure et forte. En temps de sécheresse il est extrêmement utile au chercheur en spiritualité de se souvenir de ces temps d’inondation torrentielle par l’amour et la lumière du Créateur infini unique.

C’est comme si vous étiez une bougie qu’on laisse brûler jour et nuit. Parfois elle n’est pas nécessaire parce que le monde est plein de la lumière du soleil. Pendant la nuit obscure de l’âme, cependant, il n’y a que la bougie de votre volonté. Sentez ce centre d’acier de volonté à l’intérieur de vous, concentrez-vous, et laissez-le s’embraser, que la bougie soit en bonne ou mauvaise période.

Un autre cycle dont nous voulons parler est celui de la maturation physique. Une vie englobe une montée et une descente. Pendant les périodes de montée, une courbe d’apprentissage se dessine sur pratiquement toute la durée; elle concerne la réalité de consensus qui entoure le chercheur, ainsi que sa capacité à fonctionner à l’intérieur de cette réalité de consensus. Dans les premiers temps d’une incarnation il arrive souvent que le ‘soi’ ne puisse pas être connu du ‘soi’ parce qu’il y a trop à apprendre, trop de matières à traiter, et qu’il n’y a pas de loisir mental ni émotionnel pour contempler le ‘soi’ avec une attention non attachée et portant simplement témoignage.

Á l’apex de l’arc de la vie il y a une période pendant laquelle la capacité de fonctionner dans la réalité de consensus est amenée, sinon à sa perfection, du moins à un niveau acceptable pour ce que le chercheur a à faire dans sa vie et, à ce moment, il devient libre de choisir ses pensées et de suivre ses pensées là où elles peuvent aller. C’est une période bénie à plusieurs égards, mais elle porte ses propres défis.

Lorsque le chercheur s’attache à se connaître lui-même il acquiert de nombreuses informations dont certaines sont fiables et d’autres non. Cela est dû au fait qu’il y a de nombreuses voix intérieures qui aiment à partager leurs opinions concernant celui/celle que vous êtes. Certaines de ces voix sont parentales. D’autres voix sont celles de professeurs ou autres figures d’autorité qui vous ont instruit d’une certaine manière qui a pénétré l’enveloppe de votre personnalité, et sont devenues des formes pensées qui y ont pris racine. Et ces voix sont encore toujours audibles.

Ce ne sont pas vos propres voix. Ce sont ces voix qui sont déformées, comme des miroirs de foire. Aucun parent ni figure d’autorité ne vous connaît. En fait, vous avez même du mal à vous connaître vous. La difficulté, quand vous vous ouvrez à vos propres pensées et aux processus de conceptualisation tels que vous en faites l’expérience jour après jour, c’est de trouver votre propre voix.

Quand, dans une incarnation, le soleil commence à se coucher et que le corps physique se met à fonctionner moins bien, il peut sembler que l’on ait moins de temps à consacrer aux sujets spirituels et c’est bien le cas en effet pour certaines entités dont les années de vieillesse sont rendues confuses par un esprit défaillant. Cependant, dans de nombreux cas, l’été de la vie du chercheur peut se prolonger jusqu’au dernier souffle exhalé par le corps physique qui est abandonné à la mort pour que l’esprit puisse rentrer dans une vie plus ample.

Il est bon que l’entité qui commence juste à se libérer du processus d’apprentissage de la vie d’adulte puisse réaliser qu’il y a eu une longue, lente courbe d’apprentissage qui a exercé une forte pression sur le complexe mental de l’organisme physique, et spécialement sur les émotions. C’est pourquoi, quand le chercheur s’éveille et commence à se sentir libre de l’apprentissage d’une la réalité de consensus, il est bon pour lui de regarder vers l’intérieur d’une manière qui, à nouveau, contient le concept du foyer et de la flamme.

Quand le chercheur devient pleinement conscient que toutes les personnes de son entourage sont des miroirs de lui-même, il y a, dans cette réalisation un sentiment de pléthore d’informations: est-ce que le chercheur devra prendre, en toute sincérité, chaque parole qui lui est adressée, chaque interaction avec une autre personne, comme de l’information à son propre sujet? Si c’est le cas, alors les informations s’accumulent exponentiellement à mesure que passent les années. Il est vrai, cependant, que le chercheur en spiritualité se trouve dans une salle des glaces. Chaque miroir est déformant, mais il fournit cependant des informations.

Comment se regarde-t-on soi-même? Les yeux regardent vers l’extérieur. Ils ne voient pas ce qu’il y a à l’intérieur. Il vous est impossible de vous voir vous-même tel que d’autres vous voient. En conséquence, il est très utile d’entrer dans le jeu, dirons-nous, qui consiste à prendre chaque personne comme un miroir de vous-même et de réfléchir à ce que le miroir a à vous dire.

Il est difficile de regarder dans certains miroirs. Si vous êtes en interaction avec un meurtrier, alors il vous faut trouver le meurtrier qui est en vous pour que l’information transmise par le miroir puisse être mise à profit. Nombreuses sont les fois où vous vous trouverez en train d’éviter certaines situations ou certaines relations, et cette forme de contournement contient elle-même des informations.

Cet instrument, quand elle a décrit le chakra de rayon vert ou centre énergétique du cœur, a écrit que c’était comme la basilique Saint-Marc, cette grande structure qui a été la Chapelle des Doges et qui est à présent une basilique [1]. Bien que cette structure soit énorme et massive, elle paraît petite dans l’énorme place qui se trouve devant l’édifice. Sur les photos de la Basilique Saint-Marc, cet énorme parvis est toujours encombré de milliers de touristes et de pigeons qui se promènent parmi les touristes, picorant tout ce que les touristes leur jettent. Ceci est une image assez précise des parties de vous-même qui, dans une certaine mesure, ne sont pas encore intégrées à votre ‘soi’ essentiel.

Et ici nous pouvons utiliser l’expression « triompher de soi » car lorsque vous vous tenez sur le parvis de votre cœur ouvert vous pouvez, délibérément et en pleine conscience, entrer en travail à l’intérieur de vous-même, récupérer chaque partie errante de vous-même que vous trouvez, et l’amener dans votre cœur.

Il est facile d’aimer les parties de vous qui sont conformes à vos idéaux. Cependant, la dure vérité est qu’il y a bien davantage en soi que les parties idéalisées du ‘soi’ qui ont été lustrées, nettoyées et exposées, dirons-nous, dans les vitrines qui contiennent les idées que vous avez de vous-même. Tout le reste du ‘soi’ qui reste dans l’ombre et n’a pas encore été lustré, rassemblé, et certainement pas reconnu, attend votre attention.

Et cela n’est pas un processus linéaire. C’est quelque chose comme une tâche domestique. Vous retournez sans cesse à ce parvis du ‘soi’ pour reconnaître une nouvelle portion de vous-même dans ce côté obscur. Ensuite il est temps de vous acquérir ce cœur du ‘soi’, d’exprimer vos sentiments d’honneur et de respect pour lui et de lui demander de s’intégrer à vous, de sorte que son obscurité devient votre force et non votre faiblesse. Cette quête du ‘soi’ ne finit jamais.

En contrepartie à cette vérité, il y a la vérité que vous êtes déjà un être parfait. Vous êtes déjà une totalité de mental/corps/esprit. Cette flamme au centre de votre être est la même flamme qui brûle à travers toutes les densités de l’octave de la Création dont vous faites l’expérience en ce moment. Par conséquent, en contrepartie aux efforts faits par le mental rationnel pour se connaître lui-même, il y a là une dynamique du ‘soi’ parfait, ce ‘soi’ qui se trouve à l’intérieur de vous, non découvert, et en majeure partie inconnu et inexploré.

Voilà pourquoi la méditation est tellement utile.

Dans la méditation vous acceptez que vous ne connaissez intellectuellement ni votre essence ni votre nature.

Dans la méditation vous demeurez dans l’ignorance.

Dans la méditation vous ne cherchez pas à vous faire une idée de quoi que ce soit.

Dans la méditation vous ne vous parlez plus à vous-même, ni au Créateur, vous ne parlez plus du tout. Restez concentré. Il y a une flamme, une conscience, un grand et parfait amour.

Dans ce blocage de l’intellect il y a une grande aide pour le chercheur qui souhaite rester concentré. Car cette flamme qui brûle en vous brûle en tous. C’est un merveilleux baume, un immense soulagement, que de pouvoir échapper à votre personnalité et à tout ce que vous pensez savoir, et de vous reposer enveloppé dans la douillette couverture offerte dans le tabernacle du cœur ouvert, blotti dans le giron du Tout Puissant sans rien d’autre à faire que d’être.

Nous avons dit précédemment que nous reviendrions sur l’idée de l’effet de doublement, et c’est ce que nous allons faire à présent. Ce qui est doublé n’a rien à voir avec les parties de vous-même que vous essayez de connaître et accepter. Cela concerne votre foi. Pour cela vous ne devez rien obtenir ni vous efforcer d’atteindre. Vous ne devez rien faire. Car vous êtes déjà un être créé par Celui qui est Infini, empli de puissance et de beauté.

Il est difficile de conserver la foi quand elle est toute neuve. Il est difficile, devant les insuffisances personnelles telles que perçues par le ‘soi’, d’être certain que tout est bien. Il y a, chez la plupart des entités, une telle tentation de rejeter le ‘soi’ ou des parties du ‘soi’ que cela est quasiment irrésistible. Cependant, la foi une fois saisie, vous vous y accrochez et vous savez qu’au plus profond de votre être vous êtes bon dans le sens biblique où l’homme a été créé et où Dieu a vu que cela était bon; et cela était très bon [2].

La foi vous stabilise parmi le chaos des perceptions. Les perceptions externes apporteront toujours le conflit. La vérité sera toujours insaisissable. Cependant, pouvez avoir foi en vous-même et dans l’adéquation de votre design, passer par une crise de répugnance devant certains aspects de vous-même, et être toujours debout une fois la tempête passée. A la tempête suivante dans votre cœur, dans votre mental et dans votre âme vous trouverez qu’il est plus facile de garder la foi, quel que soit le tableau extérieur. Et à chaque fois ensuite vous constaterez qu’il est exponentiellement plus facile de rester stable, fidèle et serein.

Cette faculté de la foi est une faculté extraordinaire qui se trouve chez toutes les entités de troisième densité. Et nous encourageons la contemplation du mot en lui-même, car en lui résident des mystères innombrables et une lumière infinie. Pendant le développement de la faculté de foi il est souvent très utile d’avoir quelque chose à quoi se raccrocher: que ce soit une personne, un idéal, une certaine image, ou une icône qui a un sens spécial pour vous.

Nous encourageons à explorer ces personnes, images, icônes et symboles qui vous attirent. Si vous pouvez en trouver un ou deux qui sont particulièrement en résonance avec vous, alors trouvez le moyen d’avoir ces images dans votre champ de vision pendant que vous travaillez, pendant que vous jouez, pendant que vous mangez, et pendant que vous dormez. Car elles vous rappelleront qui vous êtes et permettront de retrouver plus facilement l’attitude du chercheur en spiritualité qui est centré sur la foi.

Nous revenons au mot ‘concentration’, mon frère. Il est aisé de percevoir le ‘soi’ comme un vaste ensemble de parties en relation les unes avec les autres mais pas nécessairement coordonnées. Nous vous demandons de plonger profondément sous la surface de cette perception, vers le centre de vous-même, ce centre qui n’a jamais été séparé du Créateur infini unique. Plongez profond. Plongez avec amour. Plongez avec une sûreté et une foi absolues.

(Fin de la face 1 de la cassette)

(Retransmission par Carla)

Que vos excursions de foi soient toujours emplies de lumière. Puissent les horizons de vos voyage être agréables.

Nous voudrions demander à présent s’il y a d’autres questions dans ce groupe. Nous sommes ceux de Q’uo.

A: Voudriez-vous parler des principes spirituels permettant de convertir l’émotion excessive en clarté mentale et émotionnelle?

Nous sommes Q’uo et nous avons pris connaissance de votre question, mon frère. Les émotions reçoivent souvent bien moins de respect qu’elles n’en méritent, et c’est parce qu’elles ne sont pas vues comme les fleuves profonds qu’elles sont mais plutôt comme des interférences perturbantes dans une vie calme et ordonnée.

Nous voudrions utiliser ici une analogie avec la cuisine et comparer à de la « restauration rapide » la manière dont la plupart des entités permettent à leurs émotions de sortir: facile à acheter, facile à manger, et sans beaucoup de valeur nutritive. Voilà ce qu’il en est des émotions de surface. Comme de la pluie sur une surface dure, il est difficile aux émotions d’offrir des informations valables ou de se diriger quelque part. Elles ne font que heurter la conscience et rebondir, et paraissent même parfois excessives.

Cependant, si un chef-coq qui témoigne de beaucoup d’amour envers la nourriture prend les mêmes ingrédients que ceux utilisés en restauration rapide et les prépare avec soin et amour, ces mêmes ingrédients sont beaucoup plus nutritifs. Il en va de même pour les émotions. Les émotions de surface sont habituellement très impures. Cependant, quand on accepte ces sentiments et qu’on les observe comme s’ils étaient des invités venus prendre le thé, en leur offrant hospitalité et courtoisie, en s’asseyant auprès d’eux en les écoutant, alors les émotions trouvent respect et honneur. Et cela permet d’aller plus profondément et de connecter le ‘soi’ de surface avec les parties les plus profondes des racines de la conscience. Car c’est ainsi que se comportent les émotions quand on leur permet de passer par le processus de la purification.

Il y a de la beauté dans chaque émotion quand celle-ci a été purifiée et est devenue un pur sentiment sans distorsion. Alors nous voudrions dire qu’au lieu de regarder les émotions comme quelque chose à éviter, celui qui recherche la clarté doit consacrer du temps à honorer les émotions qui semblent si inconfortables et excessives. Prendre physiquement le temps de traiter les émotions est très utile. Les émotions vous appellent et si vous pouvez répondre en vous asseyant auprès de ces invités qui vous parlent en certaines couleurs, alors ces couleurs perdent graduellement les teintes boueuses des émotions de surface et deviennent de plus en plus nettes.

Pouvons-nous approfondir notre réponse, mon frère ? Nous sommes ceux de Q’uo.

A: Oui. Est-ce que Q’uo veut bien parler des principes spirituels qui sous-tendent la connexion entre la théorie, en communication non-violente, selon laquelle les émotions positives indiquent qu’un besoin humain universel a été rencontré tandis que les émotions négatives indiquent qu’un besoin humain universel n’a pas été rencontré ?

Nous sommes ceux de Q’uo et nous croyons comprendre votre question. Nous n’avons rien contre l’affirmation selon laquelle les émotions positives indiquent qu’un besoin universel a été rencontré et que les émotions négatives indiquent qu’un besoin universel n’a pas été rencontré. Nous sommes entièrement d’accord pour dire que les besoins et désirs des entités de troisième densité sont universels, car en fait tous sont un.

La seule réserve que nous aurions concernant cette affirmation est qu’il y a couche sur couche d’émotions, et couche sur couche de besoins humains. Dès lors, certaines émotions positives sonnent faux, tout comme c’est le cas de certaines émotions négatives, qui n’offrent dès lors pas de vérité à celui qui est en recherche.

Dans le sens d’un effort de compréhension de ses propres sentiments, il est certainement utile de comparer le concept de l’émotion avec le concept des besoins universels, car il semble accorder une certaine validité psychologique aux besoins d’une personne, de sorte que l’émotion n’est alors pas une chose dont il faut se sentir embarrassé, mais est au contraire un signal nécessaire informant de ce qui se passe à l’intérieur de la personnalité. Peut-être que le principe spirituel qui s’appliquerait ici serait celui selon lequel tout est un et que, tout comme les pleurs d’un bébé indiquent qu’il a faim, ainsi l’émotion naît dans ce cri de faim.

L’autre principe spirituel que nous voudrions évoquer est le principe d’équilibre qui exprime l’infini et le mystère de l’émotion humaine et de la nature humaine en général. Il y a des chemins qui mènent à montagne après montagne en élevant de nombreuses fois la qualité et la pureté de l’émotion humaine pour l’entité désireuse de pénétrer dans chaque émotion avec pleine attention et plein respect.

Nous sommes ceux de Q’uo et nous voudrions demander s’il y a une dernière question à présent.

A: Oui. Est-ce que Q’uo veut bien parler des principes spirituels qui sous-tendent l’amour coup de foudre, comme dans le cas de Roméo et Juliette?

Nous sommes ceux de Q’uo et nous avons pris connaissance de votre question, mon frère. Mais dans ce cas il ne semble pas y avoir de principe spirituel qui régisse l’amour « coup de foudre ». Le classique coup de foudre entre Roméo et Juliette est une histoire d’entités au début de l’adolescence. C’est une période de la vie où il est peu probable qu’il y ait percolation des souvenirs d’une vie passée ou quelque chose de cette nature qui puisse créer un nexus spirituel dans lequel on pourrait trouver cette attirance.

Cependant, il se fait qu’il existe un réseau dans l’entité, et il contient les âmes avec lesquelles elle a travaillé dans des expériences passées (‘passées’ étant naturellement un terme linéaire qui ne convient pas dans le temps/espace). Dans le temps/espace circulaire où tout se passe simultanément, le réseau des relations est étonnamment étendu. Et parfois une entité en rencontre une autre, et une résonance est établie, qui est indéniable et bien plus profonde et pénétrante que les circonstances ne le suggéreraient normalement.

Dans de tels cas il est très probable que des entités qui ont planifié de travailler ensemble à quelque service ou leçon incarnationnelle se sont retrouvées l’une l’autre. Et cela est quelque chose de très encourageant et positif pour une entité qui souhaite faire un travail spirituel. Il est très utile d’avoir des compagnons avec qui partager ses dons et avec qui explorer ses défis.

Nous pouvons noter à cet égard qu’il y a eu une tendance, dans ce groupe, par des dizaines de questions, à visiter le phénomène de l’amour au premier regard, ou celui d’amants contrariés par les astres, ou des âmes-sœurs. Et nous suggérerions que, en fait, avant que la Création n’ait trouvé sa pleine gravitation spirituelle et ne soit retournée au Créateur infini unique, chacun aura été une âme-sœur pour l’autre.

A présent nous voudrions laisser cet instrument et ce contact, car l’instrument se fatigue. Pouvons-nous dire quel délice et quel honneur cela a été de partager cette méditation avec vous et de faire partie de votre séance de travail. Nous vous remercions encore pour avoir demandé nos idées. Nous vous laissons dans l’amour et dans la lumière du Créateur infini unique. Nous sommes connus de vous comme étant le Principe de Q’uo. Adonaï. Adonaï.

 

[1] À Venise Italie (NdT). Ces informations se trouvent dans son livre, Comment vivre La Loi Une – Niveau 1 : Le Choix, Louisville, Kentucky, L/L Research, [c2008].

[2] Bible, Genèse 1:31: « Et Dieu vit tout ce qu’Il avait fait, et que cela était très bon »

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